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SOURCE LE PARISIEN

Maïram Guissé | 25 Août 2015,

Saint-Leu-La-Forêt, mardi. Dr Patrick Simonelli, président de l’association SOS médecins du Val-d’Oise revient sur le projet d’ouvrir un cabinet de consultation à Louvres, les soirs et week-ends pour couvrir cette ville et les communes voisines. (LP/M.G.)

Saint-Leu-La-Forêt, mardi. Dr Patrick Simonelli, président de l’association SOS médecins du Val-d’Oise revient sur le projet d’ouvrir un cabinet de consultation à Louvres, les soirs et week-ends pour couvrir cette ville et les communes voisines. (LP/M.G.)

ALORS QUE GOUSSAINVILLE EST UN DESERT MEDICAL .C EST A LOUVRES QUE SOS MEDECIN VA S INSTALLER ......

NOUS SOMMES POURTANT LA PLUS GROSSE VILLE DU SECTEUR

Tomber malade le soir et/ou le week-end, forcément ça arrive. Mais impossible d’appeler son docteur, le cabinet est fermé. Dans ce cas, sauf urgence vitale, la plupart des patients contactent SOS médecins. Mais dans le département, l’association de 37 praticiens, créée en 1986, ne couvre pas le Vexin, le secteur de Louvres, Survilliers, Roissy… Et cela depuis 15 ans ! Aujourd’hui, SOS médecins compte y remédier d’autant que les habitants sont en demande

« Pour le Vexin, nous ne pouvons pas le faire, regrette le docteur Patrick Simonelli, président de l’association départementale SOS médecins. Mais nous sommes en discussion avec l’ARS [Agence régionale de santé] pour l’autre secteur, nous avons eu une réunion la semaine dernière, pour tenir une consultation les soirs et week-ends à Louvres à partir de la fin de l’année. »

Le Val-d’Oise compte déjà deux centres qui réunissent des médecins de l’association, un à Saint-Ouen-l’Aumône, l’autre à Saint-Leu-la-Forêt, ouverts de 8 heures à 23 heures. Et un cabinet à Luzarches accessible les week-ends de 9 heures à 19 heures. « Ca ne règle pas le problème d’attente des visites à domicile, qui vont de 30 minutes à deux heures, mais au moins on réserve les consultations chez le malade à ceux qui ne peuvent vraiment pas se déplacer », explique Patrick Simonelli.

A Louvres, depuis au moins deux ans, aucun praticien ne tient de garde dans ce secteur où la population ne cesse pourtant d’augmenter. En cas de pépins de santé, les habitants doivent se rendre à l’hôpital de Gonesse, ou au centre de santé de Roissy ouvert 24 heures/24 heures Il est donc urgent d’agir. « Nous y sommes allés il y a 15 ans, mais on a dû faire des choix. Nous avons une convention avec le Samu. Dans ce cadre-là, lorsqu’il nous contacte, nous devons intervenir en moyenne dans les 45 minutes, voire une heure. A Louvres, on ne tenait pas les délais. Nous avons donc sacrifié cette partie du département ». L’ARS y gagnerait également dans cette opération. « Son projet, c’est de nous aider à trouver un local. Et, on s’engage à délivrer les certificats de décès car il y a aussi un besoin à ce niveau-là », détaille Patrick Simonelli.

Chaque année, dans le département, 90 000 patients sont vus par SOS médecins.

« Pour le Vexin, nous ne pouvons pas le faire, regrette le docteur Patrick Simonelli, président de l’association départementale SOS médecins. Mais nous sommes en discussion avec l’ARS [Agence régionale de santé] pour l’autre secteur, nous avons eu une réunion la semaine dernière, pour tenir une consultation les soirs et week-ends à Louvres à partir de la fin de l’année. »

Le Val-d’Oise compte déjà deux centres qui réunissent des médecins de l’association, un à Saint-Ouen-l’Aumône, l’autre à Saint-Leu-la-Forêt, ouverts de 8 heures à 23 heures. Et un cabinet à Luzarches accessible les week-ends de 9 heures à 19 heures. « Ca ne règle pas le problème d’attente des visites à domicile, qui vont de 30 minutes à deux heures, mais au moins on réserve les consultations chez le malade à ceux qui ne peuvent vraiment pas se déplacer », explique Patrick Simonelli.

A Louvres, depuis au moins deux ans, aucun praticien ne tient de garde dans ce secteur où la population ne cesse pourtant d’augmenter. En cas de pépins de santé, les habitants doivent se rendre à l’hôpital de Gonesse, ou au centre de santé de Roissy ouvert 24 heures/24 heures Il est donc urgent d’agir. « Nous y sommes allés il y a 15 ans, mais on a dû faire des choix. Nous avons une convention avec le Samu. Dans ce cadre-là, lorsqu’il nous contacte, nous devons intervenir en moyenne dans les 45 minutes, voire une heure. A Louvres, on ne tenait pas les délais. Nous avons donc sacrifié cette partie du département ». L’ARS y gagnerait également dans cette opération. « Son projet, c’est de nous aider à trouver un local. Et, on s’engage à délivrer les certificats de décès car il y a aussi un besoin à ce niveau-là », détaille Patrick Simonelli.

Chaque année, dans le département, 90 000 patients sont vus par SOS médecins.

Khadi

Khadija, mère de deux enfants : « cela nous facilitera la vie »

La quiétude règne dans les rues de Louvres. Dans cette bourgade de 10 000 habitants, impossible de croiser une voiture siglée SOS médecins. L’association ne couvre pas cette ville et les communes limitrophes, depuis 15 ans (lire ci-dessus). Pour les habitants rencontrés, l’ouverture d’une consultation les soirs et week-ends est donc une « bonne nouvelle ».

Khadija, son bébé dans les bras, ne cache pas sa satisfaction. « Cela nous facilitera la vie, glisse cette mère de deux enfants. Plusieurs fois j’ai dû appeler SOS médecins pour demander des conseils lorsque mes enfants étaient malades. Ça sera plus rassurant de consulter sur place », insiste-t-elle. Un avis que partage Adèle, 30 ans, debout derrière la poussette dans laquelle est installé son fils de 19 mois, Lohan. « Avec l’arrivée de mon petit, forcément, je trouve que c’est une bonne chose, sourit-elle. Ça le sera aussi pour les gens qui vivent dans les villes voisines. J’ai de la famille à Vémars par exemple, pour eux, ça fait loin d’aller à l’hôpital de Gonesse. »

Habitant de Puiseux, Claude, 75 ans, se dit « ravi » par l’initiative de SOS médecins. « Je ne vais pas souvent chez le docteur, je suis en bonne santé, mais en cas de problème, c’est bien de savoir qu’on peut en voir un de garde, pas loin de chez soi. » Comme lui, Bernadette, 69 ans, de Louvres, n’a pas de problème majeur : « C’est un plus pour le secteur surtout pour les familles avec enfants ».

M.G.

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