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La nièce de Marine Le Pen, en tête dans les derniers sondages en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pense que les régionales «peuvent être un tournant» de la vie politique française.

Source le Parisien Propos recueillis par Olivier Beaumont | 25 Nov. 2015, 18h48 | MAJ : 25 Nov. 2015, 19h28

Marion Maréchal-Le Pen : «Après les attentats, le FN tire son épingle du jeu»

La nièce de Marine Le Pen fait la course en tête dans les derniers sondages en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un score plus important que celui estimé avant la vague d'attentats terroristes qui vient de toucher Paris et Saint-Denis. Marion Maréchal-Le Pen juge la situation actuelle favorable à son parti et pense que les régionales «peuvent être un tournant» de la vie politique française.

Le FN progresse dans tous les sondages. Y voyez-vous un lien avec les attentats ?
MARION MARECHAL-LE PEN. La dynamique était déjà très forte pour nous avant les attentats. Mais il est vrai qu’elle est amplifiée par ce terrible contexte. Tout simplement car le principe de réalité parle pour nous : nous avions raison sur les frontières, comme sur la nécessité de faire de la lutte contre l’islam radical une priorité. Alors nous tirons notre épingle du jeu. Sans pousser le cynisme au point de vouloir en tirer un avantage, c’est juste un constat.


Marine Le Pen parie sur l’effondrement du bloc droite-gauche. La période est-elle plus que jamais propice à cela ?
Dans la pratique et les idées, le clivage droite-gauche est déjà mort depuis longtemps. Aujourd’hui, je vois surtout une accélération du processus de décomposition de la droite, qui est une droite avec des incohérences permanentes. Qu’y a-t-il de commun entre un Alain Juppé et un Henri Guaino par exemple ? Je ne vois pas comment à terme ce parti peut tenir.


A quelle échéance ?
Ce qui est sûr, c’est que la primaire ne devrait pas arranger leurs affaires. Et le choix de la gauche aux régionales sera aussi décisif. Si nous assistons à une grande coalition, à des alliances contre nature, cela va accélérer le dégoût des électeurs et d’une partie des responsables et militants de droite qui ne se retrouvent plus dans ces stratégies-là.


Redoutez-vous ces alliances d’entre deux tours ?
Forcément. Valls capitalise sur le plus petit dénominateur commun de la gauche : lutter contre le Front national coûte que coûte, quitte à faire des alliances avec la droite. Mais je ne suis pas convaincue qu’il soit en phase avec sa base qui, elle, se prononce majoritairement contre un désistement. Etouffer les aspirations du peuple français par des méthodes politiciennes ne fera qu’accélérer le désamour pour la classe politique française. S’ils le font, ils en tireront les conséquences aux scrutins suivants, notamment la présidentielle.


Assiste-t-on à un tournant de la vie politique française ?
Oui, les logiciels du passé sont morts, ils ne prennent plus. Il nous reste à gagner la bataille des partis. Là où les régionales peuvent être un tournant, c’est qu’elles peuvent nous apporter la capacité à montrer que nous sommes capables de gérer un exécutif. C’est une étape indispensable pour 2017.


Quel est votre pronostic pour ces régionales ?
Tout dépendra du maintien ou de non de la gauche dans certaines régions. L’exception étant celle de Marine Le Pen : dans le Nord - Pas-de-Calais - Picardie, elle peut gagner, même en duel. Moi, en Paca, je suis largement tributaire du désistement de la gauche.


Christian Estrosi mène une campagne très dure contre vous. Il sera d’ailleurs dans votre département ce jeudi, avec Nicolas Sarkozy…
Dans le Vaucluse, il perd son temps. Et je ne pense pas que Nicolas Sarkozy soit aujourd’hui le meilleur argument pour faire vendre… y compris dans son propre camp.

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