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En Belgique, l’échec sanglant du multiculturalisme

Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM, Conseiller régional d’Île-de-France

En Belgique, depuis 1974, l’islam est subventionné par les différentes strates de la puissance publique, comme le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme, l’anglicanisme, l’orthodoxie et la « laïcité organisée ». Selon ce principe de la neutralité active, les mêmes critères s’appliquent à tous ces cultes, en attendant que viennent s’y ajouter les bouddhistes et les syriaques. Cependant, outre que l’État fédéral belge cherche toujours à maintenir une forme de tutelle sur l’Exécutif des musulmans de Belgique, celui est l’enjeu perpétuel d’une lutte d’influence entre associations turques et associations marocaines, téléguidées depuis Ankara ou depuis Rabat. Dans les établissements scolaires relevant de l’enseignement officiel, il existe des cours de religion. Ceux de religion musulmane sont suivis à Bruxelles par plus de 40% des élèves tant dans le primaire que dans le secondaire. En Wallonie, la proportion est de quelque 8%, et en Flandre de 4%.

L’islam est donc intégré dans l’espace public belge. Mais il est intégré, non pas dans un cadre laïc, mais dans une perspective multiculturelle. L’objectif n’est pas l’assimilation des populations issues de l’immigration, mais de leur permettre de vivre dans un système communautariste sous prétexte de respecter leur « culture d’origine ». Aujourd’hui, chacun peut en voir les limites. Pourtant, le pays des Flamands et des Wallons aurait dû savoir combien il est difficile de faire vivre ensemble des cultures différentes, même proches. Or, c’est une société ainsi fragmentée, et donc multiconflictuelles, que nous proposent, en France, tant à gauche qu’à droite, les partisans d’une « laïcité ouverte » et autres bien-pensants.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine défend fermement le principe de laïcité qui, avec la neutralité de l’École, est au fondement de la nation française. L’islam de France doit s’organiser par lui-même, sans aucune intervention publique française ou étrangère. L’État doit se contenter d’y veiller, tout en protégeant cet islam gallican de toute dérive afin que soit assurée l’exclusivité des lois de la République dans l’espace public. Ensuite, chacun peut se conformer dans sa sphère privée à la loi religieuse qui lui convient, tout en respectant la liberté de son voisin, même si celui-ci veut changer de religion ou ne plus en avoir.

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