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La loi El Khomri introduit la guerre de religion dans l’entreprise

Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM

« La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché ». Ainsi, est rédigé l’article 6 du projet de loi portant réforme du code du travail, dite loi El Khomri. Une fois de plus, un gouvernement bafoue l’article 1er de la constitution qui stipule que « La France est une République … laïque ». Mais cet article ne surgit pas par hasard. Il se veut un « accommodement raisonnable », comme on dit en Amérique du Nord. D’ailleurs, il n’a pas rencontré l’opposition ni de l’UMP ni du MEDEF. Pourtant, pris sous la pression de l’islamisme extrémiste, il ne peut que diviser les Français. Est-ce là le but recherché ?

Pour les entreprises, c’est une promesse de contestations infinies et de difficultés sans nombre. Faudra-t-il y ouvrir des salles de prières ? Faudra-t-il séparer les sexes dans les bureaux, dans les ateliers, sur les chantiers ? Pour les salariés, c’est un risque de conflits entre eux au sujet de l’organisation du travail. Comment se déroulera le mois de Ramadan ? Comment réagir quand un homme refusera d’être sous les ordres d’une femme ? Pour ceux qui sont considérés comme musulmans, c’est la menace de pressions constantes. Les femmes seront-elles obligées de se voiler ? Tous ne seront-ils pas contraints de manger hallal, si même une nourriture qui ne le soit pas pourra être servie dans les cantines ? Ces dispositions peuvent s’appliquer légitimement dans les pays dont l’islam est la religion d’État, mais en France ? Les entreprises pour acheter la paix, sinon sociale, du moins religieuse, céderont peu à peu. Les tribunaux seront paralysés par ce texte de loi.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine demande le retrait du projet de loi El Khomri en général, anti économique et anti social, et en particulier de cet article anti laïque, maintenu dans le projet révisé. Il ne faut pas introduire les dissensions religieuses au sein de l’entreprise pour satisfaire une petite minorité fanatique qui, en outre, réclamera toujours plus. Ceux qui ne croient pas au ciel et ceux qui y croient, quelle que soit leur manière d’y croire, doivent pouvoir travailler ensemble dans le respect mutuel et pour le bien commun. La situation de la France demande de rassembler tous les Français, et non de les diviser en communautés religieuses ou autres.

La loi El Khomri introduit la guerre de religion dans l’entreprise

Loi El Khomri : le communautarisme exacerbé, des salariés fragilisés, des TPE-PME oubliés

Edito de Nicolas Bay (11.03.2016), Secrétaire Général du Front National

Malika Sorel, ancien membre du Haut Conseil à l’Intégration, publiait ce mercredi une tribune intitulée « Pourquoi la loi El Khomri est communautariste ». Elle pointait du doigt « l’insécurité juridique » dans laquelle le projet de loi placerait les entreprises face aux revendications politico-religieuses. En effet, l’article 6 de la loi El Khomri stipule : « la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. » Cet article est extrêmement dangereux pour la cohésion sociale, au sein des entreprises mais aussi globalement au sein de notre société.

S’il est très inquiétant, et bien trop peu commenté, ce volet n’est pas, et de loin, le seul contestable dans ce projet de loi. Plusieurs articles portent les bases d’une fragilisation des salariés, que ce soit dans le domaine des conditions de travail ou de la rémunération. Il en est ainsi du domaine des astreintes, rendues quasiment imprévisibles pour le salarié. Il en va de même encore pour le temps de repos, les 11 heures prévues par la loi pouvant désormais être « fractionnées ». Dans un autre domaine, le plafonnement des indemnités prud’homales, n’établissant pas de différence entre la taille des entreprises ou le caractère du licenciement, apparaît parfaitement injuste.

Michel Chassang, président de l’UNAPL, principal syndicat des professions libérales, déclarait fin février à très juste titre que « les TPE-PME sont totalement oubliées dans la loi ». Les représentants des professions libérales et des artisans ont dénoncé les dirigeants politiques « qui crient leur amour pour les TPE-PME et qui dans les faits font presque tout pour les entreprises du CAC 40 ». On ne saurait être plus clair…

La loi El Khomri fait totalement l’impasse sur la question centrale des charges, qu’il s’agisse des charges patronales, pesant sur les finances des entreprises et constituant un puissant frein à l’embauche, ou des charges salariales, pesant sur le salaire des employés et leur pouvoir d’achat réel. Aborder le sujet des charges reviendrait à soulever le grand tabou du poids conséquent de l’immigration massive sur l’ensemble de nos comptes sociaux. Ce n’est pas le gouvernement Valls, à l’instar de ceux qui l’ont précédé, qui en aura le courage.

Ce projet de loi est l’énième exemple d’un gouvernement sans gouvernail, naviguant au gré des mauvaises idées de Matignon et des mauvais vents de Bruxelles. Aux obsessions idéologiques des uns et à la soumission politique des autres, le Front National répond par des solutions pragmatiques : la défense des libertés économiques couplée à la réhabilitation d’un État stratège. C’est-à-dire d’un État qui protège les secteurs stratégiques, notre économie et nos emplois, les salariés tout comme les entrepreneurs.

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