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Lycée international de l'Est parisien : un chantier, des emplois créés

Source Région IDF


L'établissement qui accueillera ses premiers élèves en septembre 2016 est exemplaire. En termes écologiques, mais aussi économiques car sa construction a généré des emplois en insertion.
Il y a moins de deux ans, ce terrain à cheval sur les communes de Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94) ne comptait que d'anciens vergers et des vestiges de pavillons inhabités. En ce milieu d'hiver, se dresse aujourd'hui la silhouette ultramoderne du Lycée international de l'Est parisien, qui ouvrira ses portes à la rentrée 2016. Ce gros et long chantier, dont l’annonce avait été faite en 2006, ne va pas seulement enfin laisser place à un établissement innovant, « zéro énergie » et respectueux de l'environnement, mais il a également créé des emplois locaux en insertion.





23.000 heures de travail pour 40 personnes
En effet, les marchés pour le chantier de ce nouveau lycée (comprenant un bâtiment principal, un internat et des logements de fonction) étaient assortis par la Région Île-de-France d'une clause d'insertion sociale. Autrement dit, les entreprises attributaires des différents marchés se sont engagées à réserver une partie des heures de travail à des personnes éloignées de l’emploi. Au total, plus de 23000 heures de travail pour 40 personnes. Gros œuvre, plomberie, électricité, plantations... étaient concernés. La peinture a même été confiée à une entreprise de réinsertion d’Aulnay-sous-Bois (93).


La Région Île-de-France et la Saerp, société de travaux publics mandataire pour ce chantier, ont demandé aux entreprises de favoriser des parcours durables au regard du volume d’heures à réaliser. Le travail de recrutement de personnes éloignées de l'emploi a été facilité par le Conseil départemental du Val-de-Marne, via sa délégation générale à l'Emploi et à l'Insertion et par Communauté d’agglomération de Clichy-sous-Bois – Montfermeil (93). Un territoire où le taux de chômage est de 24%, et monte à 35% chez les jeunes. Ces deux « facilitateurs » ont joué le rôle d'interface entre le mandataire, les entreprises et les associations spécialisées dans la réinsertion : recenser les offres d'emploi, faire des fiches de poste, puis diffuser ces offres d'emploi mais aussi transmettre les candidatures aux entreprises impliquées.



Pérenniser les recrutements


Alain Rolland a bénéficié de ce dispositif et s'en réjouit chaque matin, en venant travailler sur le chantier. À la recherche d'un temps plein depuis plus de quatre ans, l'ouvrier en espaces verts a décroché un contrat de six mois, avec de bonnes probabilités de renouvellement ou de CDI par la suite.


« L'objectif à long terme est bien entendu de pérenniser les recrutements et de voir avec les entreprises quels sont leurs besoin au-delà du marché passé, détaille Laurence Herry, chef de projet au Conseil départemental du Val-de-Marne. La clause d'insertion doit finalement être un levier de recrutement à plus long terme. » D'ailleurs, les entreprises non concernées par cette clause ont également été invitées à rencontrer les « facilitateurs » afin d’étudier leurs besoins en emploi. Un technicien de maintenance a ainsi été recruté en CDI par l'ascensoriste qui intervient sur le chantier.

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