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Goussainville , source le Parisien

Goussainville, ce mardi. C’est dans cette école maternelle Gabriel
Péri que des soupçons de « maltraitance physique et psychologique »
pèseraient sur une Atsem. (LP/A. C)
Anne Collin
Goussainvilleécoleéducation

De graves accusations. Depuis quelques jours, une pétition lancée par
la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de la commune
circule devant les écoles de Goussainville et sur Internet. La raison
de cette mobilisation ? Des soupçons de « maltraitance physique et
psychologique » pèseraient sur l’une des cinq ATSEM (agent territorial
spécialisé des écoles maternelles) de la maternelle Gabriel Péri, une
employée municipale.

Début octobre, une main courante était déposée en ce sens par la
famille d’un élève de petite section. Un examen médical évoque des
hématomes sur les jambes et les fesses de l’enfant sans en déterminer
la provenance. Alertée, la FCPE s’est alors emparée du dossier,
évoquant des précédents. « À plusieurs reprises déjà, nous vous avions
fait part de nos doléances concernant le comportement préoccupant et
dangereux de l’ATSEM », affirme la FCPE dans son texte. L’employée,
proche de la retraite, a depuis peu été changée d’école. « La mairie
déplace le problème sans le résoudre, poursuit Béatrice Zami,
secrétaire générale de la FCPE95, à l’origine du texte. Contactée, la
famille de l’enfant ne souhaite pas s’exprimer.

Du côté de la ville, on rejette ces « allégations graves » en bloc. «
J’ai prestement demandé à l’administration de faire la lumière sur
l’exactitude des faits évoqués qui se seraient produits durant le
temps scolaire. Les conclusions de ces diligences laissent apparaître
que l’agent visée par la famille n’était pas en service au moment des
faits dénoncés et contredisent donc la version donnée par la mère »,
affirme le maire (DVG) Alain Louis dans un communiqué. Pour l’édile,
ces accusations relèvent de la diffamation. Et si les services de la
ville ont changé d’école l’agent employée de la commune depuis
maintenant 36 ans, et « ayant toujours fait preuve de dévouement et
d’exemplarité », c’est pour « préserver à la fois l’institution et les
personnels ».

Ce lundi, la communication était accrochée sur les grilles de l’école.
Et la personne désignée aurait d’ailleurs, elle aussi, déposé une main
courante. La mairie ne s’interdit pas de porter plainte contre les
auteurs du texte. Béatrice Zami a déjà reçu une notification de mise
en demeure afin qu’elle retire au plus vite la pétition. Mais ce lundi
soir, la FCPE maintenait ses accusations.

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